pression fiscale

Depuis cinq ans, l’Institut économique Molinari compare la pression fiscale et sociale subie par les salariés dans l’Union européenne. En 2015, le sondage révèle que la France occupe la première marche du podium en termes de charges sociales subies par l’employeur. Par contre, l’impôt sur le revenu à payer par les salariés est le moins élevé de tous les pays d’Europe. Ci-après le résultat de l’étude réalisée par cette institution pour cette année.

Pouvoir d’achat des Français en baisse : pourquoi ?

Le salaire brut moyen d’un Français est parmi le plus élevé d’Europe puisqu’il s’élève à 56 000 euros par an. Mais après la déduction de 32 000 euros de charges sociales, salariales et patronales, d’impôt sur le revenu et de la TVA calculée sur les consommations courantes du ménage, le salarié ne dispose plus que de 24 000 euros pour faire face à ses dépenses personnelles.
Les cotisations sociales sont très lourdes dans le pays puisqu’elles atteignent 76 % du revenu complet. Par contre, la fiscalité est assez faible avec 7,5 % d’impôt sur le revenu. Pour pouvoir disposer de 100 euros de pouvoir d’achat propre, le salarié doit donc toucher 235 euros de revenu brut. Chaque année, les employeurs doivent verser quelques euros en plus pour maintenir le salaire net à ce niveau.

En France, des cotisations patronales et salariales importantes mais des charges fiscales faibles

La pression sociale et fiscale est plus importante en France que dans les autres pays européens. En effet, les cotisations patronales et salariales y sont très élevées et les charges fiscales sont faibles. C’est également le cas pour d’autres pays européens comme la Belgique, l’Espagne et la Suède même si la France reste à la première place. Le Danemark applique une politique totalement opposée. Ses salariés ne payent quasiment pas de charges sociales mais doivent s’acquitter d’une fiscalité importante. Le taux d’imposition sur le revenu atteint les 86 % dans ce pays. Dans d’autres états comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni, les charges sociales et fiscales sont à peu près les mêmes.
Dans le calendrier européen de la libération sociale et fiscale, la France n’a été libérée que le 29 juillet 2015. Autrement dit, ce n’était qu’à cette date qu’un salarié français aurait fini de s’acquitter des charges sociales et fiscales qu’il devait à l’Etat. Face à l’alourdissement de la fiscalité et à la hausse de la dépense publique, cette date fatidique a été décalée de plusieurs jours depuis 2010. Le jour de libération fiscale de tous les autres pays de l’Union européenne a lieu avant celui de la France sauf pour la Belgique.

Pression sociale et fiscale : bénéfique ou pas pour les Français ?

Selon l’Institut Molinari, la forte pression fiscale en vigueur en France n’a pas eu d’impact positif sur sa situation économique. Le taux d’endettement du pays s’élève à 97,2 % du PIB et les comptes publiques restent déséquilibrés, ce qui n’est pas le cas des autres pays se trouvant dans la même situation, fiscalement parlant. Chez les salariés, bon nombre d’entre eux ne réalisent pas l’importance des prélèvements sociaux déduits de leur revenu brut et les conséquences de ces derniers sur leur pouvoir d’achat.

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