rupture de contrat de travail

Si la rupture de contrat de travail est le lot quotidien des intérimaires et des salariés en CDD, les titulaires de CDI ne sont pas à l’abri ces dernières années. C’est le résultat d’une étude menée par la Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques (DARES), rattachée au ministère du Travail.

Un tiers des CDI dure moins d’un an

Pendant l’année 2012, 9 salariés sur 10 sont en possession d’un contrat à durée indéterminée – CDI -dans une entreprise évoluant dans le secteur privé. Mais ce chiffre ne rassure pas ces titulaires puisque le turn-over est également très élevé chez eux. En effet, 36,1 % des CDI signés en 2011 ont pris fin avant leur premier anniversaire. Ensuite, la moitié a été rompue durant la deuxième année et 59,3 % d’entre eux a pris fin après trois ans de collaboration. C’est durant leur première année d’embauche que les salariés bénéficiant de ce type de contrat sont les plus vulnérables. La rupture est fréquente dans certains secteurs d’activités comme le tertiaire avec environ 4 CDI sur 10 rompus et le BTP avec 3 contrats sur 10. C’est l’industrie qui est la moins touchée avec 23,3 % de rupture de contrat à durée indéterminée.

Quels sont les motifs de rupture des contrats à durée indéterminée

Durant la première année, la démission est la principale cause de la rupture d’un CDI avec un pourcentage de 16,1 %. Ensuite, 12,7 % des contrats ne sont pas renouvelés une fois que la période d’essai est terminée. Le licenciement arrive à la troisième place avec 3,3 %. Les ruptures pour des raisons économiques ne sont pas prises en compte dans ces résultats. Seul 0,4 % des contrats à durée indéterminée sont touchés par ce dernier cas durant la première année. Les ruptures à l’amiable, en vigueur depuis 7 ans, restent faibles avec un taux de 1,7 %.

Rupture de CDI : les ouvriers non qualifiés et les jeunes sont les plus touchés

La rotation des salariés en CDI est particulièrement importante dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Plus de la moitié des contrats sont interrompus avant un an. A l’inverse, les titulaires exerçant dans l’industrie du raffinage et du matériel de transport sont à l’abri pour le moment. Les CDI des jeunes de 15 à 24 ans sont également plus fragiles que ceux des autres catégories d’âge. Et en dernier lieu, 51,9 % des salariés non qualifiés perdent leur contrat à durée indéterminée au bout de quelques mois. Cette étude pourrait servir de base lorsque l’idée du « contrat de travail unique » sera remise sur le tapis.

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